Bonjour,
Bienvenue dans le 31ème épisode du Temps d’un Lapin. Aujourd’hui nous discutons des indications des semelles orthopédiques : Faut-il les choisir de série, les faire faire sur-mesure, dans quels cas sont elles recommandées et dans quelles situations leur usage est controversé ?
Bonne écoute !
Références Bibliographiques
- Pour les comparaisons sur les différents types de semelles, on peut citer par exemple cette étude qui compare talonnettes et semelles et qui retrouve un petit avantage à court terme des talonnettes et aucune différence à distance (2 ans). ne retrouve pas de différence significative sur la douleur à long terme. Ici, en 2009, la comparaison de semelles de série avec des semelles sur mesures sur une quinzaine de patients ne montre pas de différence significative.
- Pour des exemples de laçage alternatif, il y a quelques propositions ici
- Pour les douleurs de genou présentant des signes d’arthrose, c’est ici dans une méta-analyse de 2013 qu’on constate que l’effet des semelles retrouvé dans des études de faible qualité n’est pas confirmé par des études à la méthodologie convenable.
- C’est dans la revue systématique de Barton en 2010 qu’il est dit que des semelles de séries retravaillées peuvent avoir autant d’effet que des semelles sur mesure.
- La Haute Autorité de Santé a proposé de nouvelles recommandations en mars 2019 pour la prise en charge des lombalgies. La faible pertinence de l’usage des semelles orthopédiques pour le traitement des douleurs lombaires y est rappelée.
- Ici en 2018, chez des coureurs suivis pendant 2 ans, la mobilité du pied, les hauteurs d’arches, la force du membre inférieur, l’angle Q, le kilométrage hebdomadaire, le chaussage… ne sont pas des facteurs de risque de pathologie de sur-utilisation du membre inférieur.
- Cet article de 2018 compare les résultats sur des douleurs fémoropatellaires de trois programmes : Education + modification du programme d’entraînement / renforcement musculaire + éducation et changement du schéma de course + éducation. Aucune différence significative n’est retrouvée entre les trois groupes ce qui suggère l’importance de l’éducation des patients quant à la gestion et l’adaptation à la douleur.