#7 Vrai ou faux : 90% de lombalgies non spécifiques ?

Parce qu’on a aimé jouer avec les chiffres la dernière fois, on remet le couvert sur Le temps d’un Lapin, le podcast en kiné qui vient, juste pour vous embêter, éplucher, tartiner, grignoter vos certitudes.

Aujourd’hui, plongez avec Marie dans les abysses autour de la répartition entre les lombalgies spécifiques et non spécifiques (en général 10% VS 90%), une plongée non sans danger ni surprise, pour changer.

Accrochez-vous, c’est tortueux, sinueux, tellement tortueux même que ça en devient drôle, enfin on l’espère, nous on a bien ri. Merci pour votre soutien !

Les mots à définir

La bibliographie citée

Sur une simple recherche internet, nous avons croisé des chiffres assez différents, de 10 à 15% ici, ou encore et . L’INRS propose un taux de lombalgies non spécifiques de 90% quand le site public-rhumatologie évoque 1% de cas graves et 99% de cas non spécifiques.

Pour les études utilisées dans ce podcast, vous retrouverez :

  • L’étude de Chris Maher en 2017, celle citée à l’origine pour justifier la répartition 85-90% de lombalgies non spécifiques, 5 à 10% de lombalgies spécifiques, 1% de drapeaux rouges
  • L’étude de Henschke en 2009 qui retrouvait, sur 1172 patients, 1 à 2% de drapeaux rouges (dont aucun cancer)
  • L’étude d’Enthoven en 2016 qui étudie les diagnostics chez 669 patients de plus de 55 ans, qui retrouve 6% de cas dits « spécifiques » dont 5% de fractures et 1% de cancers. Qui évoque 57% de cas non spécifiques (sans les définir et sur un total de 107%)
  • La revue de Dowie en 2013 qui compare les diagnostics selon le recours primaire ou secondaire et qui évoque, en soins primaires une prévalence moyenne de 1% de fractures, 0,5% de cancers et ensuite respectivement 5% et 1,5% .
  • L’étude de Koes en 2006 qui évoque 90% de lombalgies non spécifiques en citant une étude de Deyo de 1992.
  • Etude citée par Deyo lui-même en 2001 pour justifier de la répartition qu’il proposait (2% de viscéral, 1% de spécifiques, 97% de mécaniques)
  • L’étude originelle de 1992 est donc celle-ci et propose, à la louche, 85% de cas pour lesquels la faible fiabilité du lien entre douleur et imagerie, ne permettrait pas de conclure à une cause spécifique.

Avouez que c’était du sport !

Merci de nous avoir suivi et à très bientôt sur Le temps d’un lapin !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s